Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Louanges à Allah ! Que la paix et les bénédictions d’Allah soient accordées à notre maître Muḥammad, à sa famille et à tous ses compagnons.
Monsieur le président ‘Abdel Fattāh al-Sissi, Président de la République arabe d’Égypte, qu’Allah le préserve.
Honorable audience !
Al-Salamu ‘alaykum wa raḥmatullāhi wa barakātuh (Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous)
C’est avec une joie profonde que j’ouvre mon discours en vous adressant, ainsi qu’au cher et fidèle peuple égyptien, et à l’ensemble du monde arabo-musulman, peuples et dirigeants, mes sincères félicitations à l’occasion de la commémoration de la naissance du plus noble, du plus miséricordieux et du plus grand des hommes : notre maître Muḥammad — que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui, ainsi que sur ses frères, les prophètes et les messagers.
Monsieur le Président, honorable audience,
La première brise légère que nous recevons des souffles bénis de cet anniversaire glorieux est que sa commémoration, cette année, nous ramène à quinze siècles de mémoire : celle de la naissance du Prophète Muhammad ﷺ.
L’Histoire nous rapporte que la Révélation divine lui parvint à l’âge de quarante ans, et qu’il passa treize années à La Mecque honorée, appelant les hommes à la religion du monothéisme, avant d’émigrer à Médine (al-Madīnah al-Munawwarah). Il avait alors cinquante-trois ans lunaires. Il y demeura dix ans, puis rejoignit son Seigneur à l’âge de soixante-trois ans.
Ainsi, l’anniversaire de sa naissance, cette année, marque l’accomplissement de quinze siècles depuis sa venue au monde — un événement rare qui ne se produit qu’une fois par siècle. Puissions-nous, enfants de cette génération, recevoir de cette commémoration un heureux présage : qu’Allah, par elle, dissipe la misère des affligés, la détresse des malheureux et l’oppression des opprimés, par Sa miséricorde, ô Toi, le Plus Miséricordieux des miséricordieux, et par la miséricorde par laquelle Tu as envoyé Ton Messager Muhammad ﷺ à l’univers.
Par ailleurs, sa naissance n’est évidemment pas celle d’un simple leader parmi les leaders, d’un grand parmi les grands, d’un réformateur, d’un chef ou d’un vainqueur intrépide — bien que tout cela, et davantage encore, se soit trouvé réuni en lui en tant que Prophète MuḤammad ﷺ, auquel Allah a accordé la part la plus complète et la portion la plus parfaite.
En vérité, sa naissance ﷺ marque l’avènement d’un Message divin ultime, porté par un Prophète ultime, envoyé pour appeler l’humanité tout entière, en Orient comme en Occident, par un appel unique, fondé sur le principe de l’égalité entre les peuples et les races.
Le Coran l’a explicitement confirmé dans les versets suivants :
« Ô hommes ! Nous vous avons Créés d’un mâle et d’une femelle ; Nous vous avons Fait de vous des peuples et des tribus pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux. Allah Sait tout, et Il Connaît parfaitement les vérités. » (Sourate Al-Hujurāt (les Appartements : 13].
« Nous t’avons Envoyé uniquement comme annonciateur et avertisseur pour tous les êtres humains. Mais la plupart ne le savent pas. » [Saba’ : 28].
Le Prophète lui-même l'a confirmé en disant : « J’ai été envoyé à toute la création et [la lignée des] prophètes a été scellée par moi. »
Et si le Message de ce noble Prophète ﷺ est d’une ampleur telle qu’il embrasse l’univers entier, malgré la diversité des époques, des lieux, des conditions et des capacités, il est alors tout à fait logique que cette mission suprême ait été précédée d’une préparation particulière de son porteur ﷺ, tant sur le plan spirituel que sur le plan physique, afin qu’il soit en mesure d’assumer pleinement la lourde responsabilité qui lui a été confiée. « Nous allons te Révéler des paroles lourdes [en ce qu’elles contiennent de dispositions légales]. Se lever la nuit [pour prier et adorer] est, en vérité, de la plus forte résolution, et [cela procure] plus de rectitude à ce que l'on dit. » (Sourate Al-Muzzammil (Celui qui s’est enveloppé) : 5-6).
En effet, la miséricorde (al-Raḥmah) fut l’une des qualités essentielles dont le Prophète Muhammad ﷺ était doté. Et puisque cette miséricorde s’étend à tous les mondes, elle est la plus appropriée et la plus conforme à ce message universel qui transcende le temps et l’espace.
Sa préparation et sa qualification prophétiques ne pouvaient donc être qu’à la mesure de cette universalité : elles devaient correspondre à la portée illimitée du message et à la généralité de l’appel.
Nous nous trouvons ainsi devant un message universel et général, accompagné d’une miséricorde universelle et générale, qui embrasse l’humanité entière dans toute la diversité de ses moralités et de ses dispositions : le bien et le mal, la vertu et le vice, l’équité et l’injustice, la guidance et l’égarement, l’obéissance et la désobéissance, ainsi que toutes ces dualités qui caractérisent les tempéraments, les comportements et les interactions des fils d’Adam.
Si nous lisons dans le noble Coran le verset suivant, qui démonte l’universalité du message du Prophète ﷺ: « Nous t’avons Envoyé uniquement comme annonciateur et avertisseur vers tous les humains. Mais la plupart ne le savent pas » (Sourate Saba’ : 28], nous lisons également le verset indiquant sa miséricorde disant : « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. » (Sourate Al-Anbiyā’ ( Les Prophètes) : 107). Nous lisons encore les versets suivants qui confirment cette qualité :
« Un messager [issu] de vous est venu à vous. Ce que vous endurez lui pèse. [Vous guider au Droit Chemin] lui tient au cœur ! Envers les croyants, il est compatissant et miséricordieux ! » (Sourate al-Tawbah (le Repentir) : 128).
« C’est par quelque miséricorde d’Allah que tu as été si doux envers eux » ( Sourate Āl-‘Imrān : 159).
Nous trouvons d’ailleurs dans la Sunna du Prophète ﷺ le hadith suivant dans lequel il dit : « Je ne suis qu'une miséricorde offerte. » (Rapporté par al-Dārāmī, n° 15 et Ibn Shaybah, n° 31782.)
Honorable audience,
Celui qui médite sur la biographie de ce Prophète de miséricorde ﷺ saisit clairement que la « Miséricorde » est l'attribut le plus spécifique de sa personne, et que c'est d'elle qu'ont émané ses actions, ses paroles et ses comportements envers sa famille, ses compagnons, ses amis et même ses ennemis, tout au long de sa noble vie.
Si démontrer cette vérité à partir de l’ensemble de sa biographie dépasserait le cadre de notre propos, il convient, en cette solennelle occasion, d’évoquer un exemple éloquent : les lois de la guerre qu’il a établies, lois inédites dans l’histoire de l’humanité, et qui viennent confirmer la noblesse du verset coranique suivant : « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. » [Al-Anbiyā’ ( Les Prophètes) : 107].
En bref, les guerres, depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, ont toujours été un théâtre de violence, d’agression et de meurtres mutuels entre les parties belligérantes. Elles ont été le domaine où la cruauté, la ruse, le mensonge et la tromperie étaient glorifiés — mais où la miséricorde n’avait jamais sa place.
On aurait pu s’attendre à ce que la guerre, en Islam, suive cette même règle. Et si tel avait été le cas, nul reproche, nul blâme n’aurait pu leur être adressé aux musulmans, car ils n’auraient fait que se conformer aux usages de toutes les nations avant eux.
Mais la charia ultime et éternelle nous a étonnés, en établissant dans ce domaine des règles rigoureuses et inédites, telles que l’humanité n’en avait jamais connues auparavant.
De même, nos oulémas et nos imams musulmans ont exposé, avec clarté et rigueur, des prescriptions législatives tirées du Livre d’Allah et de la Sunna de Son Prophète ﷺ. Ils ont consacré à cette question un vaste corpus de jurisprudence, notamment en ce qui concerne le fiqh du jihad et les règles de la guerre : ce qui y est obligatoire ou interdit, ce qui y est permis ou illicite.
Ils ont également détaillé les dispositions relatives aux traités de paix et aux accords, ainsi que les règles concernant les prisonniers, les pactes conclus avec d’autres communautés, et les garanties offertes par les pactes de protection (amān). Bref, ils ont traité de tout ce qui, de près ou de loin, touche aux relations internationales entre musulmans et non-musulmans, qu'il s'agisse de temps de paix ou de guerre.
Toutes ces prescriptions ont donné naissance à une véritable jurisprudence spécialisée, apparue très tôt dans l’histoire de l’Islam : le Fiqh des Siyar, c’est-à-dire la jurisprudence relative aux relations internationales et aux interactions des musulmans avec les autres nations.
Parmi les ouvrages les plus anciens connus de cette discipline, on compte deux traités majeurs : al-Siyar al-Ṣaghīr (Le Petit Livre des Siyar) et al-Siyar al-Kabīr (Le Grand Livre des Siyar), rédigés par l’imam et juriste Muḥammad Ibn al-Ḥasan al-Shaybānī (m. 189 H), éminent élève d’Abū Ḥanīfa et l’un des grands imams du fiqh du deuxième siècle de l’Hégire.
Les chercheurs en droit contemporain reconnaissent en al-Shaybānī le premier pionnier de la codification du droit international, ayant élaboré des principes juridiques universels bien avant leur systématisation en Occident. Il a ainsi précédé de plusieurs siècles le Hollandais Hugo Grotius (m. 1645), considéré en Europe comme le « père du droit international » au XVIIᵉ siècle.
Au début du quatrième siècle de l’Hégire, l’imam al-Sarakhsī (m. 483 H) entreprit de commenter l’ouvrage magistral d’al-Shaybānī. Intitulé Sharḥ al-Siyar al-Kabīr, Son commentaire constitue une véritable encyclopédie juridique. Publié au Caire en 1971 en cinq volumes totalisant 2 295 pages, il est entièrement consacré aux prescriptions régissant les relations internationales en temps de paix comme en temps de guerre. Oui, 2 295 pages entièrement dédiées à ce domaine, preuve éclatante de l’ampleur et de la profondeur de la réflexion islamique sur ce sujet.
Certains éditeurs spécialisés dans la publication d'ouvrages du patrimoine mentionnent que « des spécialistes du droit international et des praticiens de ce domaine dans divers pays du monde ont fondé une association à Göttingen, en Allemagne, nommée « Association al-Shaybānī pour le Droit International » (Al-Shaybani Society for International Law). Le grand juriste égyptien Abd al-Hamid Badawi en a été élu président. Cette association vise à faire connaître al-Shaybānī et à diffuser ses opinions et ses ouvrages relatifs aux prescriptions du droit international islamique ».
Par ailleurs, parmi les prescriptions que l’on peut rapidement évoquer de cette précieuse encyclopédie, citons :
•le combat n’est autorisé que pour repousser une agression ;
•le principe fondamental régissant les relations entre musulmans et non-musulmans est la paix, jusqu’à ce qu’une agression ou une injustice soit commise contre eux ; la guerre devient alors inévitable pour protéger la vertu et empêcher le vice, la mauvaise conduite et la bassesse de caractère de prendre le dessus. Le noble Coran le démontre clairement : « Autorisation est donnée à ceux qui ont été combattus [de se défendre], car ils sont vraiment lésés, et Allah Détient tout pouvoir pour les secourir.[Elle est aussi donnée à] ceux qui ont été expulsés injustement de leurs demeures pour avoir [seulement] dit : « Notre Seigneur Est Allah ! » (Sourate al-Ḥajj (le Pèlerinage) : 39-40).
D'ailleurs, dans la jurisprudence de la guerre, les jurisconsultes musulmans sont unanimes à interdire tout excès en matière de meurtre, de sabotage, de destruction et de dégâts, et à exiger que le combat se limite à la défense contre l'agression, sans tomber dans le cycle infernal de la vengeance, de l'anéantissement ou de l'arrogance mensongère de la force. Ces actes constituent des crimes et des abominations dans le cadre du combat contre l’ennemi. Allah, le Très-Haut, dit à ce sujet : « Et combattez pour la cause d’Allah ceux qui vous combattent, mais ne transgressez pas, car Allah n’aime pas les transgresseurs. » (Sourate Al-Baqarah (La Vache) : 190).
Dans ce verset, Allah ordonne que l’objectif du combat contre l’ennemi soit de « triompher de la cause d’Allah », c’est-à-dire de se conformer à Sa législation et à Ses enseignements concernant la résistance à l’agression, à l’injustice, à l’oppression, à l’arrogance et à la supériorité envers autrui. Le combat ne doit pas servir à assouvir des ambitions viles et mondaines, comme la colonisation, l’hégémonie, l’usurpation des territoires d’autrui, l’extension du contrôle sur les ressources et les richesses d’autrui, ni à satisfaire d’autres motivations qui ont allumé, et continuent d’allumer, la mèche de guerres absurdes et injustes aux XXème et XXIème – ères du progrès technique et scientifique, de la prospérité et de la paix, des droits de l’homme, ainsi que d’autres mythes attractifs et illusions fallacieuses.
Le verset interdit également tout excès dans l’effusion de sang, car il s’agit d’une transgression qu'Allah le Très-Haut déteste, abhorre et interdit : « Si vous sanctionnez, sanctionnez de la même façon que vous aurez été sanctionnés.» (Sourate Al-Nahl (les Abeilles) : 126).
Ce qui est remarquable dans la législation islamique concernant les guerres, c’est le respect de l’humanité et de la dignité de l’ennemi, qu’il soit tueur ou tué. Cela apparaît clairement dans l’invocation que le Prophète ﷺ prononçait avant le début du combat : « Ô Allah, nous sommes Tes serviteurs et ils sont Tes serviteurs, nos destinées et les leurs dépendent de Ton Omnipotence. Ô Allah, défais-les et donne-nous la victoire sur eux. »
Voyez, Mesdames et Messieurs, cette noblesse humaine extraordinaire qui prend en compte la « fraternité humaine », et qui reconnaît que l’ennemi est, tout comme le musulman, une créature et un serviteur d’Allah, le Très-Haut, et qu’il a des droits qui doivent être respectés, même lorsqu’il donne sa vie pour défendre ses croyances et ses convictions. Il s’agit donc d’une noblesse rare, voire impossible à trouver ou à supporter pour quiconque n'a pas le cœur de ce grand Prophèteﷺ.
Dans ce domaine, vous savez, Mesdames et Messieurs, que l’Islam a interdit de tuer l’ennemi qui ne participe pas aux combats et ne porte pas les armes sur le champ de bataille comme les enfants, les femmes, les personnes âgées, les hommes de religion dans les ermitages et les monastères, les handicapés ou les agriculteurs. Il est également proscrit de détruire ou de saccager des installations ou des bâtiments, notamment des lieux de culte, des hôpitaux, des établissements d’enseignement ou des infrastructures publiques.
Pour résumer ce sujet extrêmement délicat, je citerai les propos de l'écrivain arabe, Muṣṭafá Ṣādiq al-Rāfi‘ī : «Dans leurs batailles, les musulmans, portent à la fois les armes et l’éthique. Ainsi, derrière leurs armes se trouvent leurs principes moraux. De ce fait, leurs armes sont elles-mêmes dotées d'une éthique. » Il conclut par ce qui ressemble à une sentence proverbiale en disant : « Les épées des musulmans ont une éthique. »
Honorable audience,
Notre propos sur la « guerre » en Islam n’a pas pour but de comparer les guerres menées par les musulmans à celles de notre époque contemporaine, à leurs motifs et à leurs causes, ni aux scènes d’une extrême cruauté diffusées par les chaînes satellitaires depuis Gaza, l’Ukraine, le Soudan frère ou d’autres pays entraînés dans des guerres qui ne les concernent en rien.
En effet, pour pouvoir établir la supériorité de l’une sur l’autre, deux choses doivent d’abord partager une caractéristique commune. Or, cette condition fait défaut dans le cas présent.
Quelle comparaison serait valable entre un système qui interdit de tuer les enfants de son ennemi et confie à ses soldats la responsabilité de préserver leur vie, et un système qui s’évertue à affamer les enfants de Gaza jusqu’à ce que leur peau colle à leurs os, pour ensuite les attirer, par les chantres de la démocratie et des droits de l’homme, dans des endroits où des explosifs infernaux leur sont déversés sur la tête, réduisant leurs corps frêles en poussière ou en quelque chose qui y ressemble?
Est-il concevable, pour les sages et les raisonnables, d’établir une comparaison – comme le disait l’Imam Sheikh Abou Zahra (qu’Allah lui fasse miséricorde) – entre le bien et le mal, la lumière et les ténèbres, ou encore la vertu et le vice ?!
Qu’Allah fasse miséricorde à al-Mutanabbī lorsqu’il exprime cette idée en poésie :
« N’as-tu pas vu que l’épée voit sa valeur diminuer
Si l’on dit : “l’épée est plus tranchante que le bâton.” »
Honorable audience,
Il est grand temps de se souvenir des leçons du passé et de tirer des enseignements des événements de l’histoire de cette région et de la terre de Palestine, digne et fière, riche d’une histoire de lutte et de résistance, lorsque les Croisés l’occupèrent pendant tout un siècle, tuant des milliers de musulmans, de chrétiens et de juifs, et y établissant des États croisés. Puis, lorsque les Arabes et les musulmans s’unirent et suivirent le chef héroïque Saladin, les Croisés repartirent d’où ils étaient venus, et la terre revint à ses propriétaires légitimes.
Je ne pense pas qu’aujourd’hui quiconque doute que la seule solution viable réside dans une solidarité arabe, soutenue par une solidarité islamique qui la renforce et la consolide.
Nous le déclarons et l’affirmons en même temps, devant Allah, que nous ne sommes pas des partisans de la guerre ni des conflits. Nous sommes, au contraire, des défenseurs de la justice, de l’équité et du respect mutuel. Comment pourrions-nous en effet ne pas l’être, alors que notre noble Prophète ﷺ nous a interdit de souhaiter rencontrer l’ennemi et nous a ordonné de demander à Allah de nous en dispenser (al-‘āfiyah) ?
La justice et la paix auxquelles nous appelons sont celles qui sont conditionnées par l’équité, le respect et la restitution des droits, droits qui ne sauraient être ni vendus, ni achetés, ni négociés. Il s’agit d’une justice et d’une paix qui ne connaissent ni humiliation ni soumission, et qui ne tolèrent aucune atteinte, fût-elle infime, à la terre des patries ou aux choses sacrées. Une justice et une paix forgées par la force de la volonté, de la science et de l’éducation, du développement économique sain, du contrôle des marchés et d’un armement permettant aux patries de rendre coup pour coup et de repousser toute main qui tenterait de porter atteinte à leur territoire ou à leur population.
Monsieur le Président,
Pour conclure, nous, à Al-Azhar al-Sharīf, vous apportons notre ferme soutien et prions Allah de fortifier votre résolution et de vous guider dans la voie que vous suivez : celle de rester ferme dans votre refus de la dissolution de la cause palestinienne, de protéger le droit du peuple palestinien à rester sur sa terre, de rejeter catégoriquement les complots de déplacement forcé et de maintenir la position historique de l’Égypte en faveur de la cause palestinienne et du soutien aux Palestiniens.
Je vous remercie de votre aimable attention.
Que la paix, la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions soient sur vous.