Cheikh d’Al-Azhar souligne : « La commémoration de la naissance du Prophète est celle de la naissance du meilleur, du plus noble, du plus miséricordieux et du plus grand des hommes. »
Cheikh d’Al-Azhar précise : « L’appel de l’Islam est universel et constitue une miséricorde générale qui englobe l’humanité dans toute la richesse des valeurs morales propres à l’être humain. »
Cheikh d’Al-Azhar confirme : « La solidarité arabe et islamique est la seule l solution à la cause palestinienne. »
Cheikh d’Al-Azhar affirme: « Les sionistes et ceux qui les soutiennent ont affamé les innocents à Gaza au point que leur peau s’est collée à leurs os. »
Cheikh d’Al-Azhar souligne également : « Nous sommes des partisans de la justice et de la paix, et nous ne connaissons ni l’humiliation ni la soumission. »
Cheikh d’Al-Azhar précise : « Nous sommes des défenseurs de la justice et de l’équité, guidés par la force de la volonté, du savoir et de la capacité de défense, afin de repousser toute main qui tenterait de porter atteinte à la terre, au peuple et aux lieux sacrés. »
Cheikh d’Al-Azhar appelle à une solidarité arabe et islamique pour mettre fin à la crise palestinienne et salue la position ferme de l’Égypte.
Cheikh d’Al-Azhar affirme au président Al-Sissi : « Nous apprécions votre position constante en faveur de la protection de la cause palestinienne et votre rejet des complots de déplacement forcé. »
Dans son allocution prononcée aujourd’hui à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la naissance du Prophète, en présence de Son Excellence le président Abdel Fattah Al-Sissi, président de la République, le Cheikh d’Al-Azhar a affirmé que la naissance du Prophète n’est évidemment pas celle d’un simple leader parmi les leaders, d’un grand parmi les grands, d’un réformateur, d’un chef ou d’un vainqueur intrépide — bien que tout cela, et davantage encore, se soit trouvé réuni en lui en tant que Prophète MuḤammad ﷺ, auquel Allah a accordé la part la plus complète et la portion la plus parfaite.
En vérité, sa naissance ﷺ marque l’avènement d’un Message divin ultime, porté par un Prophète ultime, envoyé pour appeler l’humanité tout entière, en Orient comme en Occident, par un appel unique, fondé sur le principe de l’égalité entre les peuples et les races.»
Son Éminence a expliqué que La première brise légère que nous recevons des souffles bénis de cet anniversaire glorieux est que sa commémoration, cette année, nous ramène à quinze siècles de mémoire : celle de la naissance du Prophète Muhammad ﷺ.
L’Histoire nous rapporte que la Révélation divine lui parvint à l’âge de quarante ans, et qu’il passa treize années à La Mecque honorée, appelant les hommes à la religion du monothéisme, avant d’émigrer à Médine (al-Madīnah al-Munawwarah). Il avait alors cinquante-trois ans lunaires. Il y demeura dix ans, puis rejoignit son Seigneur à l’âge de soixante-trois ans.
Ainsi, l’anniversaire de sa naissance, cette année, marque l’accomplissement de quinze siècles depuis sa venue au monde — un événement rare qui ne se produit qu’une fois par siècle. Puissions-nous, enfants de cette génération, recevoir de cette commémoration un heureux présage : qu’Allah, par elle, dissipe la misère des affligés, la détresse des malheureux et l’oppression des opprimés, par Sa miséricorde, ô Toi, le Plus Miséricordieux des miséricordieux, et par la miséricorde par laquelle Tu as envoyé Ton Messager Muhammad ﷺ à l’univers. »
Le cheikh d'Al-Azhar a expliqué que « la miséricorde (al-Raḥmah) fut l’une des qualités essentielles dont le Prophète Muhammad ﷺ était doté. Et puisque cette miséricorde s’étend à tous les mondes, elle est la plus appropriée et la plus conforme à ce message universel qui transcende le temps et l’espace.Sa préparation et sa qualification prophétiques ne pouvaient donc être qu’à la mesure de cette universalité : elles devaient correspondre à la portée illimitée du message et à la généralité de l’appel. Nous nous trouvons ainsi devant un message universel et général, accompagné d’une miséricorde universelle et générale, qui embrasse l’humanité entière dans toute la diversité de ses moralités et de ses dispositions : le bien et le mal, la vertu et le vice, l’équité et l’injustice, la guidance et l’égarement, l’obéissance et la désobéissance. »
Le grand imam a mis en lumière l’une des manifestations les plus marquantes de la miséricorde prophétique : la législation islamique relative à la guerre. Il a affirmé que l’Islam avait établi des règles éthiques rigoureuses en matière de guerre, inconnues auparavant de l’humanité : le combat y est strictement limité à la légitime défense contre l’agression, l’excès dans le meurtre et la destruction y est formellement interdit, et l’inviolabilité de la vie des non-combattants (tels que les enfants, les femmes, les personnes âgées et les religieux) y est clairement affirmée. Il a rappelé que les juristes musulmans avaient très tôt dans l’histoire de l’Islam élaboré le fiqh as-siyar (droit des relations et des conflits), qui peut être considéré comme une ébauche du droit international. En temps de guerre, les savants musulmans ont unanimement convenu d'interdire l'excès dans le meurtre, la destruction, le saccage et la dévastation, et de limiter le combat à la réponse à l'agression, sans jamais dériver vers la vengeance, l'extermination ou une domination illusoire fondée sur la violence. Pour appuyer ses propos, il a cité l’écrivain et penseur arabe Moustafa Sadiq Al-Rafi‘i, qui affirmait : ««Dans leurs batailles, les musulmans, portent à la fois les armes et l’éthique. Ainsi, derrière leurs armes se trouvent leurs principes moraux. De ce fait, leurs armes sont elles-mêmes dotées d'une éthique. »
Le cheikh d'Al-Azhar a précisé que son propos sur la « guerre » en Islam n’a pas pour but de comparer les guerres menées par les musulmans à celles de notre époque contemporaine, à leurs motifs et à leurs causes, ni aux scènes d’une extrême cruauté diffusées par les chaînes satellitaires depuis Gaza, l’Ukraine, le Soudan frère ou d’autres pays entraînés dans des guerres qui ne les concernent en rien.
En effet, pour pouvoir établir la supériorité de l’une sur l’autre, deux choses doivent d’abord partager une caractéristique commune. Or, cette condition fait défaut dans le cas présent.
Quelle comparaison serait valable entre un système qui interdit de tuer les enfants de son ennemi et confie à ses soldats la responsabilité de préserver leur vie, et un système qui s’évertue à affamer les enfants de Gaza jusqu’à ce que leur peau colle à leurs os, pour ensuite les attirer, par les chantres de la démocratie et des droits de l’homme, dans des endroits où des explosifs infernaux leur sont déversés sur la tête, réduisant leurs corps frêles en poussière ou en quelque chose qui y ressemble? »
Il a ensuite affirmé qu’il « est grand temps de se souvenir des leçons du passé et de tirer des enseignements des événements de l’histoire de cette région et de la terre de Palestine, digne et fière, riche d’une histoire de lutte et de résistance, lorsque les Croisés l’occupèrent pendant tout un siècle, tuant des milliers de musulmans, de chrétiens et de juifs, et y établissant des États croisés. Puis, lorsque les Arabes et les musulmans s’unirent et suivirent le chef héroïque Saladin, les Croisés repartirent d’où ils étaient venus, et la terre revint à ses propriétaires légitimes.
Je ne pense pas qu’aujourd’hui quiconque doute que la seule solution viable réside dans une solidarité arabe, soutenue par une solidarité islamique qui la renforce et la consolide. »
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Le Grand Imam a affirmé : « Nous ne sommes pas des partisans de la guerre ni des conflits. Nous sommes, au contraire, des défenseurs de la justice, de l’équité et du respect mutuel. Comment pourrions-nous en effet ne pas l’être, alors que notre noble Prophète ﷺ nous a interdit de souhaiter rencontrer l’ennemi et nous a ordonné de demander à Allah de nous en dispenser (al-‘āfiyah) ?
La justice et la paix auxquelles nous appelons sont celles qui sont conditionnées par l’équité, le respect et la restitution des droits, droits qui ne sauraient être ni vendus, ni achetés, ni négociés. Il s’agit d’une justice et d’une paix qui ne connaissent ni humiliation ni soumission, et qui ne tolèrent aucune atteinte, fût-elle infime, à la terre des patries ou aux choses sacrées. Une justice et une paix forgées par la force de la volonté, de la science et de l’éducation, du développement économique sain, du contrôle des marchés et d’un armement permettant aux patries de rendre coup pour coup et de repousser toute main qui tenterait de porter atteinte à leur territoire ou à leur population. »
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Pour conclure son allocution, le Grand Imam s’est adressé plus particulièrement à Son Excellence le président Al-Sissi en ces termes : «à Al-Azhar al-Sharīf, vous apportons notre ferme soutien et prions Allah de fortifier votre résolution et de vous guider dans la voie que vous suivez : celle de rester ferme dans votre refus de la dissolution de la cause palestinienne, de protéger le droit du peuple palestinien à rester sur sa terre, de rejeter catégoriquement les complots de déplacement forcé et de maintenir la position historique de l’Égypte en faveur de la cause palestinienne et du soutien aux Palestiniens.»